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Nos Historiens

dernière mise à jour: 5 janvier 2010

Georges Beaurain :

Dans nos « Cahiers du Patrimoine en Ribère-Ousse» , vous verrez apparaître souvent ce nom. Ce personnage, séjourna à Pontacq de 1888 à 1895. Cet illustre historien a sauvé de l’oubli et des effets destructeurs du temps, des pans d’histoires de notre cité, et ce, malgré la destruction de nos archives pendant les guerres de religion ou encore lors de l’incendie au début du XX° siècle (incendie d’une partie des archives entreposées alors, à la préfecture de Pau.) Il a cherché, classé, sauvé et exploité des archives avec acharnement, lui qui ne maîtrisait pas, ou très peu, notre langue, On verra plus loin qu’avant son poste de Pontacq, il avait été en poste dans les Landes, où  il avait écrit plusieurs ouvrages. Toutes ces archives et notes recueillies, il a su les mettre en forme dans divers ouvrages qui forment une riche monographie de notre cité et de ce petit coin de Béarn qui jadis servait de frontière et de ville forte devant la puissance du Comte Jean d’Armagnac, Comte, alors de Bigorre. Il faut savoir que son « Histoire du Travail à Pontacq»  fut récompensée par une médaille d’argent décernée par l’Académie de Bordeaux.

Vous pourrez en savoir davantage sur ce personnage en lisant les Cahiers du patrimoine n° 3 (Fév. 2010), un article lui sera consacré.

Beaurain 72Georges Beaurain

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Jean Tucat :

Comme Georges Beaurain, Jean Tucat, fut un infatigable chercheur, né à Espoey et cadet de 15 ans de Georges Beaurain, on le retrouve à 26 ans dans le comité d’érection de la statue du général Barbanègre, inaugurée en août 1896 à Pontacq. Après des études terminales à l’école normale de Lescar, il se retrouve instituteur, vraisemblablement avant 1901. Il débuta sa carrière à Pontacq , il mena parallèlement, une grande partie de cette carrière avec le poste de secrétaire de mairie, il le fut à Livron et à Espoey. A partir de mai 1922, il fut conférencier à l’école normale de Lescar. Il montra aux élèves-maîtres, comment des faits historiques béarnais peuvent servir à faire connaître et mieux comprendre l’histoire de France.

Il écrivait en béarnais et ses articles paraissaient dans les Reclams (1), il fut celui qui traita de 1922 à 1939, le plus de questions diverses dans cet ouvrage, sous la rubrique de Punts d’istorie, points d’Histoire. Dans les années 1940, Jean Tucat collabore plus régulièrement aux Reclams sous la même rubrique.

Et ses autres ouvrages :

Il a écrit plusieurs ouvrages, dont deux honorés d’un prix G. Schlumberger (2), parmi ses ouvrages, on trouve deux monographies : la première ayant été honorée d’un prix, n’est autre que « Espoey village Béarnais» , honorée en 1945 et éditée en 1947. La seconde est une monographie sur Livron qui n’a jamais été éditée ? Son deuxième ouvrage qui lui valut l’honneur d’un second prix Schlumberger en 1951 et qu’il édita en 1954, fut « Histoire de la Région de Pontacq» . Il nous reste également un de ses ouvrages qu’il consacra à un bienfaiteur des communes d’Espoey et de Hours , sous le titre « le Tricentenaire d’un héros : Philippe de Bordes» .

En août 1961, il s’éteignit à l’âge de 91 ans, après avoir passé une vie laborieuse dans son village natal. Il était alors instituteur honoraire et majoral du Félibrige.

Jean Tucat en 1958

(1) En 1896, autour de A. Plante, maire d’Orthez, se crée l’Escole Gastou Febus, école affiliée au Félibrige, avec comme membres fondateurs, Simin Palay et Miquèu Camelat. Le nouveau groupe fonde la revue en béarnais : « Reclams de Béarn e Gasconha» , dont le premier numéro paraît le 1er janvier 1897.

(2) Gustave Schlumberger, d’origine Alsacienne arriva à Pau sous la Monarchie de Juillet (1830 à 1848) vraisemblablement après 1844, il devint un véritable Palois. Après ses études de médecine, il se tourna vers l’histoire. Membre influant de la Société des Lettres et des Arts de Pau (SSLA), il fit don à la ville de Pau de pièces diverses d’une richesse exceptionnelle, conservées au musée des Beaux Arts. Gustave Schlumberger fit plus encore. Il légua à la ville de Pau une somme considérable sous forme de rentes d’Etat dont les arrérages « serviront à fonder un prix biennal d’histoire et d’archéologie béarnaises, prix qui sera décerné par la SSLA ». Le prix Gustave Schlumberger fut attribué pour la première fois en 1935.

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Un nouvel article sur les transports au XIX° et XX° siècles :

Dans la page Patrimoine du Fil de l'Ousse n° 47

La Prochaine Réunion de Ribère-Ousse :

Aura lieu le jeudi 31 août prochain à 20h30

A la salle de réunion de l'Espace JC Hauret

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