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Nos églises

dernière mise à jour: 1 décembre 2009

 

L’église Saint Laurent de Pontacq :

 

Eglise Pontacq 72

 Saint Laurent, diacre auprès du Pape Sixte II et martyr par le feu au IIIème siècle, se fête le 10 Août. Notre église ne contient pas de grand trésor, mais néanmoins possède quelques éléments classés dans la liste des monuments historiques. Son  élégance intérieure, son aménagement, ses décorations soignées créent une harmonie propice au recueillement. Ses amples proportions modifiées au cours des siècles sont le reflet de grands rassemblements qu’elle peut accueillir.

Initialement sous la protection de St Pierre, elle fut consacrée à St Laurent en 1511 vraisemblablement par suite des nombreux
incendies qui ravageaient Pontacq à cette époque.

Notre Eglise est un des plus anciens témoins parvenus jusqu’à nous, de l’histoire la plus lointaine de notre village.

 Un peu d’Histoire :

 L’inauguration a été faite le 15 avril 1511 par le vicaire général, évêque de Philadelphie, officiant en lieu et place de Thomas de Foix évêque titulaire de Tarbes. Pontacq en effet, fut pendant 500 ans dépendant du diocèse de la Bigorre jusqu’à la révolution en 1789.

 Elle fut bâtie sur l’emplacement d’une ancienne ecclesia datant de l’époque carolingienne. Elle a été « baptisée »d’abord à Saint Pierre puis à  Saint Laurent, ce diacre martyrisé brûlé vif par les Romains.

 Caractéristiques :

Après le quadrilatère long de 34,50 mètres et large de 9,50 mètres, se trouve le chœur qui était séparé autrefois de la nef par une grille en fer forgé d’une hauteur de 2 mètres.

 A l’origine, à la place du clocher actuel, il y avait un clocher sur une tour ronde, d’une hauteur de 14 mètres avec quelques meurtrières.

 Les bas-côtés actuels, sont plus récents, le dernier a été construit en 1851. L’église ayant été déclarée trop petite pour la masse des fidèles de ce temps, ces bas-côtés abritent l’autel de la Vierge Marie et celui du Sacré Chœur ainsi que les fonds baptismaux qui sont classés à l’inventaire des monuments et objets historiques.

Tribunes et Sacristie :

Elles avaient été construites bien avant la reconstruction du clocher et la construction des bas-côtés.

Pour les sacristies, il y a lieu de préciser qu’il y avait à côté de la grande sacristie actuelle, construite en 1890, deux sacristies d’une rare beauté.

 Cloches, Vitraux et Tableaux :

Les cloches ont leurs parrains et marraine dont les noms sont gravés sur les cloches même ainsi à la postérité : MM. Pierre Poque, Pierre Leuger, Gabriel Fourcade, Charles Peyrus et Mmes Marguerite Cassaigne, Marguerite de Bataille-Furé, Gabrielle Bataille-Sévignac, Jeanne Méliande.

 Parmi les donateurs des vitraux, citons Paul Fouriscot.

 Parmi les donateurs de tableaux, il y a la famille de Bataille-Sévignac.

 Cimetière :

 Jusqu’en 1566, jusqu’à l’édit de Jeanne d’Albret, les morts étaient enterrés dans l’église même. Puis on fit des sépultures autour de l’église, entre les remparts et cette dernière. Ce fut Bauvais-Poque, Maire qui en 1837 déplaça le cimetière là où il est à l’heure actuelle. Il a été agrandi déjà à deux reprises.

 Dévotions :

Parmi les fidèles qui se sont prosternés dans cette église, on peut citer le révérend père Garicoïts, grand ami du poète Vincent de Bataille, Bernadette Soubirous, parente avec la famille Castérot de Pontacq, Mgr. Théas, évêque de Lourdes, enfant de Barzun.

 

  Le Groupe de Travail :

Le Groupe de Travail « Religion et Christianisation» , s’est investi dans la réalisation d’une petite plaquette explicative sur l’église Saint Laurent de Pontacq. Cette plaquette a été distribuée gracieusement le jour de la Saint Laurent (fête patronnale), notre association s’était engagé à rédiger cette plaquette gratuitement. La distribution de la plaquette, fut complété le 19 septembre dernier, à l’occasion des journées du Patrimoine Européen, par la visite guidée de l’édifice, commenté par Arlette Bessot.

En raison des recherches sur cet édifice et des renseignements obtenus, sur son histoire, les statues, les tableaux, les vitraux, les cloches, etc… Nous serons en mesure à l’avenir de rédiger un document plus conséquent.

 

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L’église Saint Sébastien de Garue et Labatmale :

 

    L’histoire légendaire veut, qu’au XI° siècle, Labatmale forme une paroisse qui a son église en 1015. L’église paroissiEglise Labatmale 72ale actuelle, a été probablement construite dans le premier quart du XVII° siècle et achevée au cours du XIX° siècle. La date 1720, gravée sur le linteau de la porte de la sacristie, laisse en effet penser que des travaux de construction ou de rénovation furent entrepris à cette date. En 1838, on reconstruit la voûte. La construction du clocher et du collatéral date du XIX° siècle, dans la délibération ci-dessous on identifie l’entrepreneur de cette construction.

 Séance du 11 février 1877 : « Vote d’une indemnité de 50 francs à M. Petit, entrepreneur, qui vient d’achever la construction du clocher. Ne pouvant pas attendre la pierre de taille des carrières de Lourdes comme il était dit sur le devis de l’architecte, il s’est adressé aux carrières de Louvie-Juzon qui lui ont fourni immédiatement du marbre à un prix plus élevé. Le Conseil Municipal décide de le dédomager. »

     Enfin en 1879, deux verrières à médaillon sont fournies par Jules-Pierre Mauméjan, maître verrier à Pau, et en 1913 une verrière historiée est fabriquée par L. Saint-Blancat, maître verrier à Toulouse.

     D’architecture classique, l’entrée est constituée d’un clocher porche à son nord, d’un bas-côté au sud. La couverture, soutenue par une fausse voûte en anse de panier et principalement constituée d’ardoises, se pare d’une flèche polygonale, d’un toit à longs pans et d’une croupe polygonale. A l’intérieur, des vitraux ornent les murs en ses côtés sud, est et ouest. Le plan allongé de l’étage se compose de deux vaisseaux. A noter à l’extérieur des éléments architecturaux médiévaux comme l’abside pentagonale, ou encore deux contreforts.

    Une délibération du 2 mars 1807 prise à la suite de la conservation du siège de l’église de Labatmale en succursale par Monseigneur l’évêque de diocèse de Bayonne, qui avait également accordé un prêtre desservant, fait état d’une demande d’autorisation, adressée à Monsieur le Général Préfet.

     L’obligation par la loi de fournir à ce prêtre un logement et un jardin, avait amené les élus de Labatmale à demander l’autorisation à Monsieur le Préfet des Basses-Pyrénées, de construire un Presbytère. Récemment en 1995, cette église a fait l’objet d’importants travaux de rénovation.

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L’église Saint Martin de Livron :

D’une Eglise à l’autre 

     Eglise Livron 72On ne sait que fort peu de choses sur l’église primitive Saint Martin de Livron. Rasée vers 1840, on n’en connaît ni le moindre croquis, ni de description écrite. Seul subsiste son tracé sur le premier cadastre du village, au centre de ce qui est encore le cimetière actuel. Ce qui permet d’en imaginer la forme, et d’en évaluer les dimensions. De proportions modestes, son plan l’apparente sans doute aux nombreuses petites églises romanes que l’on voit encore dans le Vic-Bilh voisin. Un des objets en provenant, le vieux baptistère, dénotait bien cette époque reculée.

     Sa situation nettement excentrée et isolée par rapport au village, sur la rive opposée de l’Ousse, sur une légère éminence pouvant évoquer une « motte»  ou ancien lieu défensif, laisse supposer qu’elle a pu succéder à un ouvrage de ce type, ou même, pensent certains, à quelque implantation de l’époque gallo-romaine . . . Ce qui est sûr, c’est que le livre terrier de 1773 fait mention « des fossés de l’église»  alimentés par l’eau de l’Ousse, preuve d’un ancien système de défense.

     De même, rares sont les documents relatant son histoire, et très pauvre à ce sujet la mémoire ou la légende locale. Par exemple, rien ne nous dit quel fut son sort lors des troubles des guerres de religion à la fin XVI° siècle. Echappa t’elle aux ravages subis par certaines de ses voisines ? Par contre, nous sommes mieux renseignés sur la période révolutionnaire : inventaire du mobilier et des objets du culte, mais pas d’abattage du clocher ou enlèvement de cloche.

     On trouve pourtant quelques faits intéressants dans les archives notariales ou les registres paroissiaux : le rite d’installation d’un nouveau curé en 1685 ; le privilège de sépulture à l’intérieur de l’église dont, outre le curé et le seigneur, jouissaient quatre ou cinq familles ; la découverte matinale faite par le sonneur d’un nouveau-né abandonné sous le porche ; et pour finir la tenue de l’assemblée des chefs de maison le 7 mars 1759, où « de l’avis unanime, on déplore l’éloignement de l’église qui complique l’exercice du culte, empêchant même son accès lors des débordements de la rivière, attendu qu’il n’y qu’un petit pont en bois sur lequel l’eau passe fréquemment par-dessus» . On décide d’envoyer une délégation auprès de l’évêque de Lescar pour solliciter l’autorisation de bâtir une chapelle de secours à l’intérieur du village. On ignore le résultat de la démarche. Il faudra attendre prés d’un siècle pour qu’une décision, civile cette fois, soit prise : construire une nouvelle église.

     Le 22 avril 1812, le jeune Louis Bergeret dit Poulet, âgé de 18 ans, qualifié « d’élève en chirurgie»  monte à Paris pour études. Il reviendra à Livron où il exercera la profession « d’officier de santé»  tout en devenant Maire de la commune. Entre temps, l’état de l’église n’a cessé de se détériorer : « mur semi-circulaire du chevet lézardé et fortement incliné, sacristie délabrée, etc . . .»  On est dans l’urgence, le Maire agit : le 4 février 1844, décision du Conseil Municipal : « l’église menaçant ruine et étant trop excentrée, il s’impose de bâtir un nouvel édifice pour le culte» . Un lieu est tout indiqué : un terrain communal, en plein village, entre la rive gauche de l’Ousse et le canal du moulin principal.

    Le 5 mai 1844 les plans sont établis par l’architecte Poublan à Pau. On voit assez grand : 21 mètres de longueur intérieure, 13,35 mètre de largeur, 8,80 mètres de hauteur sous voûte. Pour le style, bien dans le goût néo-roman de l’époque (XIX° siècle). Remarquer surtout la situation insolite du clocher et la large utilisation de la pierre de taille. Le coût total des travaux s’établit à 17.023,29 francs. Devant l’importance de la dépense, la vente d’une bonne partie des landes communale est projetée.

     Le 31 août 1844, l’adjudication de l’ouvrage est emportée par Dominique Bergalet entrepreneur à Pontacq. Le 19 septembre suivant, cérémonie de la pose de la première pierre. Le 2 février 1845, modification du plan : « il convient d’ajouter deux colonnes pour plus d’ampleur et plus de grâce . . .»  Le 14 mai 1846, l’église et bientôt achevée. Urgence de la décoration en prévision de la venue de l’évêque, le 26 mai, pour la confirmation et sans doute la cérémonie d’inauguration.

    On note par la suite au cours des années : en 1847, la mise en place de deux cloches et de l’horloge ; en 1866, la peinture de la voûte et des murs du chœur par Laurent Barthe de l’Ecole des Beaux-Arts de Toulouse ; en 1867, la fourniture de 12 vitraux plus la demi rosace de la tribune, par la maison Mauméjan maître verrier à Pau. Ce qui achève l’aspect essentiel de l’édifice tel qu’il s’offre encore aujourd’hui.

                                                                                                                                                                                       Georges Gibut.

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Le Fait de Lourdes :

Conférence de J.F. Soulet, à la salle de spectacle de la mairie de Pontacq, le samedi 21 octobre prochain à 20h30. Entrée libre, l'auteur dédicacera son ouvrage.

L'Assemblée Générale de Ribère-Ousse :

Aura lieu le samedi 18 novembre prochain à 18h00, salle de réunion de l'Espace JC Hauret.

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