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Les Industries Anciennes de Pontacq

dernière mise à jour: 3 janvier 2010

L’Industrie du Textile :

Hérité du Moyen Age, la teinturerie fut d’abord l’activité principale. Le nombre des teinturiers a du être élevé dans le passé. Dès le XVI° siècle, le tissage de la laine s’organisa, l’ouvrier travaillait chez lui pour le compte d’un patron qui fournissait les matières premières ainsi se multiplièrent de tout petits ateliers. Les draps tissés étaient d’étoffes grossières, espèces de bure, qui étaient transformées en capes. En 1742 on a pu écrire que la majorité des Pontacquais étaient des artisans qui ne vivaient que sur une facture de capes. C’est dire si l’activité se développa au XVII° et XVIII° siècles. Rappelons-nous quand même que l’activité artisanale n’était pas exclusive. Aux derniers siècles de l’ancien Régime, l’industrie de l’habillement était alors florissante mais à la fin du XVIII° siècle, la laine va se discréditer à Pontacq à cause des abus et des fraudes dans la fabrication.

L’Industrie du Cuir :

Les industries du cuir qui au XIXème siècle prirent le relais de la draperie étaient encore au XVIIe et XVIIIème siècles à un stade embryonnaire exception faite du tannage des peaux, vieille industrie Pontacquaise du Moyen Age.  Les moulins à tan se multiplièrent sous l’Ancien Régime. Ainsi, en 1522 Mathieu d’Estibayre donna à fief une coroiterie située près de sa maison. En 1535 Bernard de Poxoo possède une tannerie importante, un moulin à tan appartenant à Jean Laborde-Dejous fut incendié en 1699, on le rebâtit.

Les tanneurs étaient si nombreux qu’en 1710 le corps de ville fait défense de jeter dans l’Ousse « l’eau des pellains, d’Leugery laver les cuir; poils ou laines desdits pellains» . En 1788  il interdit la construction d’une tannerie dans un quartier peuplé « attendu l’infection que cela repandroit dans la ville» .

Cette année là (1770), un certain Leuger eut l’initiative de profiter de la valeur et de l’abondance des eaux de l’Ousse, de la grande quantité des chênes et des châtaigniers, qui, alors, recouvraient le pays avec plus de profusion que de nos jours, pour mettre en œuvre le tannage des peaux d’une manière moins artisanale et beaucoup plus industrielle. Il utilisa une technique plus spécialisée, plus complète, plus réelle qui lui permit d’obtenir de ce fait des produits plus élaborés.

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Deux nouveaux articles sur l'Emigration :

Dans les pages Patrimoine du Fil de l'Ousse et dans la rubrique Emigration

La Prochaine Réunion de Ribère-Ousse :

Aura lieu le jeudi 8 juin prochain à 20h30

A la salle de réunion de l'Espace JC Hauret

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