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Les Guerres de Religion à Pontacq

dernière mise à jour: 1 décembre 2009

Nous n’allons pas ici reprendre l’historique des guerres de religions, cela serait trop long et fastidieux, mais simplement un résumé de l’épisode duquel ont été victimes nos ancêtres Pontacquais. Par la suite un article plus important sera consacré à cette période.

 

Guerres Religion 72Pendant  le siège de Pontacq

 

Fin du XVI° au début du XVII° siècle :    

      Le Béarn fut mis dès 1570 en état de défense pour prévenir toute action militaire française comme celle de 1569 ? De nombreuses escarmouches se produisirent aux frontières jusqu’en 1580 date à laquelle on décida de placer des garnisons dans les villes les plus importantes. Pontacq fut du nombre. Quand Villars envahit de nouveau le Béarn et la Navarre en 1592, il ne trouva que résistance et ne put le conquérir ni ramener le vieux culte.

     Pendant que Villars attaquait Lourdes, d’Imcamps le capitaine béarnais du château se repliâ sur Nay où se trouvaient les forces béarnaises. Comme le roi de Navarre successeur de Jeanne D’Albret, Henri III (le futur Henri IV) guerroyait dans le royaume de France, ce fut sa sœur la régente Catherine de Bourbon qui assuma la défense de façon remarquable d’ailleurs, favorisée par la résistance des armées béarnaise.

       Villars ne s’attarde pas devant Lourdes où il commence par échouer et marche en hâte vers le Béarn, c’est-à-dire sur Pontacq distant de onze kilomètres. Au bout de 6 jours, Pontacq fut obligé de capituler. L’armée assiégeante se logea dans le Barry, bourg  fortifié bien distinct du réduit défensif. Les Béarnais se trouvaient dans le « Castet»  (actuellement église; déjà à l’époque on n’utilisait plus les fortifications du Barry. Les occupants firent de gros dégâts dans la ville et la peste se déclara. Catherine de Bourbon ayant organisé une contre attaque, Villars se replia à la tête de son armée décimée par la maladie. Plus jamais après ces deux échecs 1569 et 1592, la France n’osa mener une action offensive dans les Pyrénées.

 

 La Fin du Protestantisme Pontacquais 1620/1690 :

 La Renaissance du culte catholique

     Il est probable qu’il fallut attendre à Pontacq l’édit de Louis XIII du 25 juin 1617 pour voir renaître le culte catholique. Cet édit n’eut pas d’effet immédiat.  C’est seulement le 20 décembre 1620 que deux conseillers du parlement, Dufour et Claverie vinrent à Pontacq et s’y rencontrèrent avec l’évêque de Tarbes. Ce dernier reprit solennellement possession de l’église St Laurent et du cimetière. Ceci ne changea d’ailleurs pas grand chose. IL ne faut pas en effet en conclure que les réformés étaient exclus de l’église. A Pontacq comme en maints endroits, les uns et les autres, eurent le co-usage de l’édifice avec un certain esprit de tolérance étonnant. L’église étant commune aux catholiques et aux protestants, on y sonnait les prêches et les offices sur les mêmes cloches.  Comme on enfreignait ainsi les ordres épiscopaux, un procès surgit. Une transaction s’ensuivit.Malgré tout, la religion réformée survivait et s’organisait. Les derniers pasteurs J de Toulouse, en 1614, Noë la Placette en 1645, Cassou d’Arudy 1550 revendiquèrent un temple pour leur fidèle. En 1622, la ville acheta un emplacement pour le construire; En 1630 il n’est pas terminé et on eut recours à divers expédients financiers. Le temple fut achevé vers 1645 – 1650 mais déjà le protestantisme était moribond à Pontacq.

 La fin du protestantisme

     En 1685, l’édit de Nantes fut révoqué et le culte réformé fut interdit à Pontacq et dans toutes les localités du Béarn excepté deux : Orthez et Pau. En moins de 15 jours, il se convertit plus de 5000 personnes dans tout le Béarn. En 1688, on parla de démolir le temple. A partir de cette époque, les abjurations se multiplièrent et la communauté protestante se réduisit considérablement. En 1629, la majorité des pontacquais sont protestants, en 1645 il y a encore 60 familles réformés de plus que de familles catholiques En 1671 les deux parties sont identiques. Dès 1690, il n’y a plus trace de protestants à Pontacq.

 La lutte contre la religion réformée au XVIIIème siècle

      Le temple fut détruit en 1688 sur ordre de Foucault alors que sous la menace 800 réformés se convertirent dès la fin du XVIIème siècle. En 1685; Il s’était déjà rendu à Pontacq en compagnie de l’évêque, de missionnaires et de quatre compagnies de Dragons. Après son passage, il ne resta plus que 8 ou 9 familles protestantes à Pontacq.

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Un nouvel article sur les transports au XIX° et XX° siècles :

Dans la page Patrimoine du Fil de l'Ousse n° 47

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