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La Musique à Pontacq

dernière mise à jour: 20 décembre 2009
     Les Pontacquais ont toujours excellé et aimé la musique et le chant, déjà en 1534, il est convenu que Bernard deu Tisné enseignera les enfants « tant en moralitat que en science » mais on ajoute : – « et en chantreria ». Monsieur le Viconte Serrurier a publié ses contrat-là dans ses études sur l’instruction primaire en Béarn. En 1607, on reçoit comme Régent un certain, Maistre qui devra apprendre aux enfants la lecture, l’arithmétique et la musique, en 1611 et 1646 on a même un maître de musique spécial à qui on a promis un traitement régulier et on vote une somme de dix livres « pour lui donner courage ». C’est ainsi qu’à toutes les époques, le Pontacquais eut la passion innée et profonde de la musique et, avec cela, de l’oreille, de la voix et du style.
 
 Le Concours de Biarritz :
       En juillet 1893, la chorale de Pontacq dénommée à l’époque « l’Orphéon » participe au grand concours de Biarritz. Cette manifestation, placée sous le patronage de la municipalité de Biarritz avec le gracieux concours de la section musicale du vélo-club de Bayonne-Biarritz et la musique des enfants de Biarritz, classait la formation Pontacquaise 2° (médaille de vermeil) du concours d’exécution de 3° division ; cette chorale était dirigée par M. Bouzet oncle de Pierrot Bouzet.
 
Les Fanfares :
     En août 1896, à l’occasion des fêtes en l’honneur de l’inauguration de la statue du général Barbanègre, la musique militaire du 53° de Tarbes et les enfants d’Apollon de Pau animent la manifestation, mais dès le matin, la fanfare de Pontacq (Rallye Pontacq) avait le privilège d’accueillir et d’escorter les cortèges d’officiels vers la mairie. Ce même jour la fanfare de Pontacq exécuta l’hymne Russe.
 
Les Papillons :
      Ce fut qu’en 1912 que M. l’abbé Osanzs, nouveau vicaire de Pontacq, fit appel à Marius Cayrefourcq, pour créer une société musicale et à côté de Cayrefourcq paraissait immédiatement Jules Lacaze qui amenait ses frères pour en faire, avec les Peyret, les Gaston, les Castaing, les Tarbes, les Balettes Pape, les Lafontaine, les piliers de la nouvelle société.
En juillet 1912 avec 4 tambours et 8 clairons, bravant les regards de « pitié » des autres sociétés , les « Papillons » paraissaient à Pau pour la première fois. Ils y revenaient l’année suivante, plus courageux et plus respectés !! En 1914, quelque jours avant la déclaration de la guerre, ils assistent au concours interrégional de Dax et avec succès, tant au point de vue de la « musique » qu’au point de vue « gymnastique » donnaient à réfléchir aux sociétés les plus importantes.

 Papillons 72

 Les Papillons de Pontacq le 16 mai 1920

L’Avant-Garde :
      Le 1° septembre 1912, Monsieur Bignalet dépose les statuts d’une société musicale dénommée Fanfare de l’Ecole Laïque de Garçons, elle est rattachée à la société locale de tir dénommée « Avant Garde S.A.G. ». Son Président est Monsieur Fouriscot et son secrétaire Monsieur Esquerre.
Cette belle société s’éteignit avec la fin de la seconde guerre mondiale, mais que de souvenirs dans les yeux de nos grands parents et de nos parents, de cette époque heureuse ou Pontacq comptait deux sociétés musicales de renoms, l’Avant Garde et les Papillons, et que de chamailleries quand ces formations se croisaient à l’occasion de défilés, passe rues ou retraite aux flambeaux. Je me suis laissé même dire qu’il y avait eu quelques échanges de coups de clairons entre les membres de ces deux sociétés.
 
 
Avant Garde 72
 
L’Avant-Garde dans les années 1910

 

La Fanfare des Sapeurs-Pompiers :
      C’est vers la fin des années 1960 et début de années 1970, que Henri Frances dit Lamy avec l’aide Victor Mansieux, René Paradis, ex musicien de l’Harmonie des Papillons et ex musicien d’orchestre ainsi que d’autres anciens nostalgiques, mettent sur pied une fanfare qui se produit dans quelques manifestations renforcée d’Ossunois. Et c’est en janvier 1973 que commença la belle aventure et que « Los Bombéros » cette prestigieuse formation, vit le jour. Elle se produisit pour la première fois en juin de cette même année, à la Kermesse Paroissiale du Collège Saint Joseph.
Petit à petit, des musiciens de valeur, qui avaient joué auparavant à l’Harmonie des Papillons et avaient parfait leur formation musicale pendant leur service militaire, rejoignirent cette formation. Tel Ovide Castaing ex joueur et entraîneur de rugby, qui en mai 1947 à Mutzig rendit au clairon les honneurs aux Maréchaux Montgomery of Alamein et Jean de Lattre de Tassigny avec le 15-2 de Colmar puis le 8 mai 1948, avec le 23° de Strasbourg, à Paris, à la reine Elisabeth d’Angleterre en jouant « Au Champ » et « Au Drapeau ».
Après le concours de Villenave d’Ornon en mai 1980, ou la société s’illustra, elle obtint avec 55 exécutants, trois premiers prix, ainsi que le prix ascendant et la garde du drapeau fédéral, elle se présenta le 25 mai de la même année, au concours national de Tonneins ou elle s’illustre à nouveau devant cinquante sept sociétés.

 Bombéros a 72

 Los Bombéros au concours de Toneins le 25 mai 1980

En décembre 1980, la Presse parlait en termes élogieux du Directeur Musical 

 

L’HOMME DU JOUR

PARADIS RENE
Fondateur et Principal Animateur
De la Fanfare-Batterie
« LOS BOMBEROS » DE PONTACQ

      Pontacquais d’origine, 57 ans, marié, deux enfants, il est de cette génération qui a connu à Pontacq une ère de prospérité exceptionnelle pour les musiciens, avec plusieurs orchestres de danse, qui écumaient la région chaque dimanche.

     Musicien évidemment, c’est tout naturellement qu’il y a sept ans, il eut l’idée de remonter une batterie-fanfare recrutant les premiers éléments parmi les sapeurs-pompiers.

     Au risque de choquer sa modestie qui confine parfois à la timidité, force nous est à bien préciser qu’il est à la tête, comme directeur musical, de la Société de Pontacq qui fait l’unanimité parmi la population qui ne manque pas de lui prodiguer applaudissements et encouragements pécuniaires.
     En effet, cette batterie-fanfare avec bandas baptisée « Los Bombéros » (par notre compatriote le docteur Jean Caubet qui en fut également parmi les premiers animateurs) plus connue sous le nom de « Clique des Sapeurs –Pompiers » compte actuellement 75 exécutants avec une forte proportion d’adolescents formés par la Société.
    Une autre caractéristique de cette société c’est qu’elle voit une collaboration étroite de plusieurs générations (de 57 ans à 12 ans) dans un esprit de franche camaraderie, sous l’autorité paternelle d’un directeur musical qui ne ménage ni son temps, ni sa peine pour des résultats qui l’honorent comme on peut en juger :
 
Année 79-80
 
11 mai 1980 : Concours Fédéral de Villenave d’Ornon, trois premiers prix. Accès à la première division, premier prix de défilé et garde du drapeau fédéral pendant une année, trente trois sociétés participantes.
 
25 mai 1980 : Concours national de Tonneins : cinquante sept sociétés plus la Garde Républicaine à cheval comme musique d’honneur, trois premiers prix classés dans les quinze premiers.
 
1° juin 1980 une coupe au festival organisé à Bazas.
8 juin une coupe au festival de Catets.
 
     Précisons qu’en plus de ces épreuves musicales, la batterie-fanfare répond à de multiples invitations aux fêtes patronales des localités environnantes dont certains comités l’ont déjà retenue pour 1981.
     Et comme si tout lui était facile, René Paradis (qui tient à rendre hommage à la bienveillance du président d’honneur Gaston Caillabet et au président actif Victor Mansieus « au dévouement inlassable ») n’a jamais d’« histoire » et sa formation, ne fait parler d’elle qu’en termes flatteurs.
Nul doute que dimanche 30 novembre, fête de Sainte Cécile, elle n’obtienne encore un succès flatteur auprès de la population de Pontacq où semble renaître l’esprit mélomane qui a été longtemps une de ses caractéristiques.
 
                                                                                                                      M. RAPHIN
 

 

Les Orchestres :
     De tous temps, on a dansé le dimanche à Pontacq et surtout les dimanches d’été. De même que les Parisiens prenaient chaque dimanche le chemin des guinguettes au bord de la Marne, les Béarnais et Bigourdans ont pris celui des ombrages du bord de l’Ousse. Un vieux Pontacquais disait, il y a plusieurs décennies, qu’il n’y avait pas un habitant qui ne fasse pas partie d’une société de musique.
Pontacq comptait de nombreux orchestres, les plus réputés étaient les Chemises Jaunes, les Chemises Rouges, l’orchestre Deltieure, le Modern orchestre de F. Deltieure, les Pampéros, les Chemises Vertes, les Chemises Roses, les Chemises Grises, les Chemises Bleues, l’orchestre des Papillons, puis par la suite d’autres formations dans desquelles on trouvait toujours des Pontacquais virent le jour par la suite, c’était Florida, Rénato Louis, Alvaro, Benny Rol, Denis René et enfin cet orchestre de jeunes « les Diatonics ». Ces générations de musiciens Pontacquais ont fait la renommée de notre cité dans toute notre région et combien de jeunes et moins jeunes se sont liés d’amour au rythme des slows langoureux, ou des danses plus rythmées.

 Orchestres 72

Quelques orchestres Pontacquais

ΞΞΞ

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Deux nouveaux articles sur l'Emigration :

Dans les pages Patrimoine du Fil de l'Ousse et dans la rubrique Emigration

La Prochaine Réunion de Ribère-Ousse :

Aura lieu le jeudi 8 juin prochain à 20h30

A la salle de réunion de l'Espace JC Hauret

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